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East Africa Rise Up (EARU) ~ Collaboration internationale entre artistes et musiciens français, étudiant d’Istom, est-africains, urbains et traditionnels.

EARU est la branche internationale de UUKSA. Elle permet la realisation des projets de l’association.

OBJECTIFS :

Soutenir les initiatives de mélange entre les musiques urbaines (Hip-hop et Reggae) et les musiques traditionnelles ( chants MaSsaï). En effet le projet EARU traite du rapprochement entre « tradition » et « modernité », deux notions trop souvent considérées comme opposées.
Aider les jeunes artistes d’Afrique de l’Est à se rencontrer et à travailler ensemble. En effet, dans un pays où les débouchés sont limités pour les jeunes, la musique représente un moyen de s’en sortir. Cependant les jeunes artistes disposent de peu de moyens, c’est pourquoi il est important pour eux de s’unir afin de mettre en commun les moyens de production et de diffusion. De cette façon ils pourront augmenter leur influence tant au niveau local qu’international et, à long terme, intégrer le marché musical mondial de
manière soutenable avec une musique qui les représente au mieux.
Diffuser la musique et la culture est-africaine auprès du public français et plus particulièrement Val-d’Oisien par le biais de la
commercialisation des mixtapes et l’organisation de sound systems sur la zone de Cergy. Nous souhaitons faire découvrir au public local une musique nouvelle et originale, appréhendée et comprise au sein de son contexte socioculturel. Nous agissons ainsi pour les valeurs portées par le projet, à savoir l’ouverture, l’échange et la diversité culturelles.

Historique :

2007 : Lors d’un stage en Tanzanie dans le cadre de ses études, Mathieu BRUNO, ancien élève de l’ISTOM à l’initiative de l’association Ukkumas, rencontre des artistes de Hip Hop d’Arusha ainsi que des chanteurs Masaï. Il enregistre et ramène en France des musiques, qui représenteront l’origine d’une base de données musicale est-africaine. A son retour de Tanzanie, les musiques commencent à être mixées en vue de la sortie d’un album. Le projet Est Africa Rise Up (EARU) est né.

EARU travaille en Afrique de l’Est avec des groupes de musiques préexistants, dont les groupes tanzaniens Watengwa (fondé en 1994 à Arusha), Truth Gives Power, Mama Charlotte de UAACC, l’ONG Aang Serian, Explastaz (fondateurs du Hip Hop en Tanzanie), de nombreux autres groupes moins organisés et le groupe Kényan Ukoo Flanni Mau Mau autour duquel gravitent de très nombreux artistes de Nairobi.

La très grande majorité de ces artistes font partie d’une des classes sociales les plus en difficulté, étant originaires de ce qu’on appelle en Afrique de l’Est, les ghettos des nouvelles grandes villes, Dandora et Kijenge Juu, quartiers respectivement les plus pauvres de Nairobi et d’Arusha, capitales du Kenya et de la Tanzanie. Les difficultés pour trouver une alimentation saine, un logement honnête et un système de santé et d’éducation à hauteur de ses moyens sont souvent bien trop importantes. Mais la plus grande densité de production culturelle vient, paradoxalement aux moyens mis à leur disposition,de ces quartiers ! Depuis 15 ans un nombre incalculable d’artistes sont sortis de Dandora et de Kijenge Juu et certains d’entre eux ont réussi à réaliser une tournée mondiale (le groupe Explastaz avant l’assassinat de Father Nelly, l’un des chanteurs du groupe).

2008 : Mathieu retourne en Afrique de l’Est, au Rwanda, où il participe à l’organisation du festival « Arusha 2 Kigali » en partenariat avec l’Alliance française d’Arusha (association sur place qui donne des cours de Français et organise des évènements culturels) dans le cadre d’un programme d’échange entre artistes rwandais et tanzaniens. Il réalise à cette occasion un documentaire sous forme de clip vidéo qui retrace la traversée de l’Afrique de l’Est avec les artistes tanzaniens.

L’album initié en 2007 sort sous le nom d’ « East Africa Rise Up ».  Il est alors commercialisé et diffusé en France et en Tanzanie. D’autres membres de l’association rejoignent Mathieu, dans la ville d’Arusha durant l’été 2008 afin de dynamiser la sortie de l’album et l’enregistrement de nouvelles musiques.

2009 : Un deuxième documentaire « Maasaï Hip Hop » sur les artistes d’Arusha est réalisé ainsi que de nouveaux enregistrements avec des Maasaï et des artistes de Watengwa afin de les mixer et éditer en France.

2010 : Le CD-DVD « Rising spirits connection » sort en France et en Tanzanie (1000 exemplaires par pays). Il regroupe des morceaux enregistrés entre 2008 et 2010. Il rassemble 48 artistes de 5 nationalités différentes : tanzanienne, kenyane, française, rwandaise et jamaïcaine, ainsi que des styles musicaux différents : Hip-Hop, Reggae, chant Masaï. Il contient également deux documentaires : l’un retrace le festival « Arusha 2 Kigali » et l’autre, «Masaï Hip Hop », nous plonge au coeur du ghetto Kijenge Juu (Arusha) dans
l’univers du groupe de Hip-Hop tanzanien Watengwa.

Le studio d’enregistrement du groupe Watengwa est réhabilité grâce à l’acquisition de matériel d’enregistrement. Ce studio avait été monté en 2002 par le groupe dans le ghetto Kijenge Juu à Arusha. Ce local représente le point d’ancrage du projet EARU et a vu l’enregistrement de la majorité des musiques ramenées en France. Cependant depuis 2008, la majorité du matériel du studio était devenu vétuste et les artistes étaient bloqués dans leur processus créatif.

Un festival à Arusha avec des artistes kenyans, tanzaniens et istomiens,  est organisé sur la plus grande scène d’Arusha, le ViaVia en
coopération avec l’Alliance Française. Une trentaine d’artistes et musiciens y ont joué ensemble (250 entrées).

Une documentation écrite, audio et vidéo de musiques et danses traditionnelles a été effectuée au Kenya et en Tanzanie auprès de trois
différentes tribus traditionnelles : les Kamba, les Merus et les Chaggas. Les trois groupes Kamba ont pu être enregistrés en studio à Nairobi, ainsi qu’un groupe Meru qui a été enregistré au centre UAACC à Arusha. Ces morceaux sont destinés à alimenter une mixtape future qui traitera uniquement de la musique traditionnelle.

L’association East Africa Rise Up a été officialisée en Tanzanie.

2012 : Des chants traditionnels ont été enregistrés lors de la rencontre avec la tribu de la côte Est du Kenya a été préparé en
amont avec la collaboration de Mbithi Wamuluu.

2013 :  Rassemblement  en France d’artistes représentant les différents collectifs membres du réseau East Africa Rise Up, et ont fait l’honneur de leur présence au Festiv’al Arrach 2013. Au total, 8 artistes se sont retrouvés à Cergy mais aussi dans toute la région parisienne pendant un mois pour travailler ensemble et nous faire vibrer. Ils sont originaires de Tanzanie (Kamaa, Daz Naledge et Frost), du Kenya (Rawbarz Mwenyeji, G.Rongi et Tina Mweni), du Rwanda (Lioneyes) et d’Ouganda (Bana Mutibwa).
À cette occasion, ils ont participé :
– à la 4e édition du Festiv’Al Arrach’
– à une soirée de présentation du festival, le « Before al arrach » au Covent Garden Studios à Eragny
– à des concerts sur Marseille
– à un passage radio
– à des enregistrements studio sur Paris et Marseille avec des artistes marseillais
La venue du producteur Tanzanien, Daz Naledge, a permis d’avancer sur l’album studio «Full Ile Llana Vol.2 » grâce à la composition de nombreux nouveaux titres par les artistes. Une formation en France s’est montée pour la venue des artistes. Ce fut alors l’occasion pour
eux de se produire devant le public français, entourés de musiciens français. Un clip a également été tourné dans la ville de Marseille, sur un morceau composé sur place avec des artistes de crew marseillais.

Nos invités durant le festiv’al Arrach 2013 :

Collectif Watengwa, Arusha, Tanzanie :

Daz Naledge est un beatmaker, chanteur et producteur. Il est reconnu depuis quelques années en tant que meilleur producteur hip hop du pays, notamment suite à la production du premier album solo de l’artiste JCB issu du même collectif. Cet album, intitulé Nakala Za a en effet remporté le Kilimanjaro Music Award 2011 en tant meilleur album Hip-Hop de l’année. Cet artiste et compositeur a aujourd’hui un rôle clé dans le fonctionnement du studio Watengwa Records, qui est soutenu par le Collectif East Africa Rise Up. Il apparaît donc comme l’un des piliers sur lequel repose le développement et l’expension du Hip-Hop de Tanzanie.

Collectif TGP, Arusha, Tanzanie :

Frost est le leader du collectif Truth Give Power, qui, au côté de leurs amis de Watengwa, (et bien que légèrement précédés par le groupe X-Plastaz) représente la première  génération d’artistes underground insufflant une dynamique positive de création musicale dans le ghetto d’Arusha. Son envie de transmettre cette dynamique aux plus jeunes générations ainsi que son implication dans le collectif East Africa Rise Up démontre une réelle volonté de soutenir l’émergence d’un Hip-Hop est-africain, ce qui fait de cet artiste un personnage incontournable pour notre projet.

Collectif X-plastaz, Arusha, Tanzanie :

Kaama est un des membres original de ce groupe d’artistes, qui a inspiré de jeunes chanteurs issus des ghettos au travers toute l’Afrique de l’Est. En effet, ce collectif est le premier à s’être exporté à l’international lors d’une tournée mondiale faisant suite à la sortie de l’album « Maasai Hip-Hop ». Celui-ci illustrait parfaitement la volonté de tous ces artistes underground d’exporter leur propre culture au travers de la musique. Malheureusement, suite à l’assassinat du leader du collectif, Father Nelly, celui-ci est resté dans l’ombre plusieurs années mais repart aujourd’hui, en grande partie sous l’impulsion de Kaama. Ce dernier souhaite de nouveau prouver aux artistes d’Afrique de l’Est, que leurs talents et leur originalité peuvent obtenir une reconnaissance internationale.

Collectif UkooFlaniMauMau, Nairobi, Kenya :

Rawbarz Mwenyeji  est l’un des membres fondateurs de ce collectif issu du ghetto de Dandora. En tant que tel, il est impliqué dans la dynamique culturelle de son quartier et encadre les jeunes artistes dans leur développement musical personnel tout en transmettant ses valeurs positives, qu’il défend dans cet environnement difficile.

Grongi est un chanteur membre du collectif, issu de la deuxième génération. Il évolue depuis quelques années sous la tutelle de Rawbarz et a trouvé dans la musique une échappatoire aux nombreux vices du ghetto.

Collectif LugaFlownArmy, Kampala, Ouganda :

Bana Mutibwa est un artiste accompli, s’étant produit sur de nombreuses scènes et festivals à travers l’Afrique de l’est et ayant réalisé de nombreuses collaborations notamment avec d’autres collectifs du réseau East Africa Rise Up. Mais il se décrit avant tout comme un activiste luttant pour l’expansion, la protection et la diffusion de ce qu’il appelle l’art du « MCing » en langues locales. Vainqueur du Young Achiever Music and Entertainment Award en 2011, il organise de nombreuses soirées Hip-Hop, rencontres d’artistes et conférences sur le développement de cette activité en Ougada. Il est également ambassadeur dans son pays du « Global End of the Weak », mouvement international de promotion de la culture Hip-Hop. Il sort en 2012 sa première mixtape intitulée « OUGANDA PASSEPORT ».

 

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